L’essentiel
1er septembre 2026 : réception des factures dans le périmètre français.
1er septembre 2027 : émission et e-reporting des PME et micro-entreprises françaises.
Six critères à comparer avant de signer.
« Le coût de l’abonnement vient en dernier. »
Sébastien Doat, DAF
Quelle différence entre PA, PDP et logiciel compatible ?
La plateforme agréée assure les fonctions réglementaires de transmission et de routage. Un logiciel compatible peut s’appuyer sur une PA distincte. Le terme PDP reste présent dans des documents anciens ; recherchez le statut actuel sur la liste officielle, en distinguant les situations décrites par la DGFiP.
Quels critères comparer pour choisir une PA ?
La comparaison repose sur six critères, avec une preuve demandée pour chacun. Nous utilisons le même périmètre d’entités et de flux pour rendre les offres comparables.
| Critère | Preuve à demander |
|---|---|
| Outil source | Facture issue de l’ERP et retour de statut |
| Entités et flux | B2B, B2C, international et séparation des sociétés |
| Contrôles | Avoir, acompte, rejet et correction |
| Exports et API | Données récupérables, droits et documentation |
| Support | Interlocuteur et procédure d’incident |
| Coût total | Abonnement, connecteur, reprise et temps interne |
Quand choisir Pennylane pour la facturation électronique ?
Pennylane figure dans la liste DGFiP des opérateurs satisfaisant aux conditions, tests d’interopérabilité compris, consultée le 6 octobre 2026. Nous utilisons Pennylane depuis quatre ans pour environ la moitié de nos clients. Nous apprécions la centralisation comptable et la préparation d’une précomptabilité propre ; le reporting reste un point à compléter selon le besoin.
Nous privilégions la solution intégrée lorsque l’entreprise facture déjà dans Pennylane ou peut y basculer avec des entités simples. Si un progiciel de gestion intégré (ERP) métier doit rester la source de facturation, nous demandons une démonstration du connecteur et des retours de statut. Les factures au secteur public doivent également figurer dans la démonstration lorsqu’elles représentent un flux important.
Que doit montrer la démonstration avant signature ?
Préparez un jeu de données anonymisé et un résultat attendu. Vérifiez émission, réception, avoir, rejet, correction et export. Demandez ce qui est inclus dans l’offre et ce qui dépend d’un développement. Conservez le compte rendu : une démonstration commerciale ne remplace pas une recette sur votre environnement.
Quelles questions poser avant de comparer les plateformes ?
Le choix commence par l’outil qui émet aujourd’hui les factures, le nombre d’entités et la qualité des échanges de données. Nous demandons quelle source doit rester en place et qui utilise les exports. Une entreprise qui facture dans son outil comptable n’a pas le même projet qu’un groupe dont l’ERP métier doit rester la source.
Nous séparons les besoins réglementaires des besoins de pilotage. La plateforme peut transmettre une facture sans offrir le reporting financier nécessaire au dirigeant. À l’inverse, un tableau de bord ne démontre pas la couverture des flux réglementaires. Comparez émission, réception, e-reporting, retours de statut et exports dans des lignes distinctes, avec une preuve pour chaque fonction.
Le support est un critère opérationnel : demandez qui répond lorsqu’un destinataire ne reçoit pas la facture ou qu’un connecteur échoue. Une réponse doit identifier le responsable, le canal et les informations à fournir. Nous recommandons de tester le circuit d’incident avant la signature, en utilisant un scénario représentatif de votre activité plutôt qu’une présentation standard.
« Première erreur à éviter : croire que le logiciel couvre tous les flux sans avoir listé les sources de vente. »
Sébastien Doat, DAF
Comment vérifier l’agrément et l’adresse de facturation ?
Le statut d’une plateforme se vérifie dans la liste officielle DGFiP à la date de décision. Une plateforme agréée (PA) n’est pas simplement un logiciel compatible. L’ancienne appellation PDP signifie plateforme de dématérialisation partenaire. Nous distinguons les opérateurs ayant satisfait aux conditions, tests d’interopérabilité compris, des opérateurs encore en attente de cette étape.
Le portail public de facturation (PPF) fournit les fonctions publiques d’annuaire et de concentration des données. L’adresse de facturation électronique permet le routage vers le destinataire. Demandez à la plateforme comment elle désigne et met à jour cette adresse. Pour plusieurs sociétés, contrôlez l’entité, ses identifiants et les droits avant de partager des accès.
L’agrément ne remplace pas la recette de votre environnement. Il ne démontre ni la qualité de vos données, ni le mapping du connecteur, ni l’autonomie de l’équipe. Nous recommandons de conserver une preuve datée du statut officiel et un procès-verbal de démonstration. La décision distingue ainsi l’éligibilité réglementaire de l’adéquation à votre fonctionnement réel.
Que tester lorsqu’un ERP reste la source de facturation ?
Le connecteur doit transporter les données utiles et rendre les statuts exploitables dans le circuit finance. Nous faisons préciser les formats acceptés : Factur-X, UBL ou CII selon le périmètre. La démonstration part d’une facture issue de votre ERP, puis vérifie réception, retour, avoir et rejet. Un export réussi ne prouve pas la continuité de tout le circuit.
L’interface de programmation (API) doit être examinée avec les personnes qui maintiennent l’intégration. Demandez la documentation, les droits nécessaires, les règles de reprise et le traitement des erreurs. Nous recommandons une preuve sur les scénarios importants, y compris les doublons et les interruptions. L’objectif est de savoir qui intervient lorsque les données ou les statuts cessent de circuler.
Le retour vers la comptabilité doit préserver les références. Vérifiez comment une facture, un avoir et un paiement partiel se rapprochent après transmission. Les commissions d’un prestataire de paiement ne doivent pas être confondues avec une baisse des ventes. Nous séparons ces contrôles du choix de plateforme afin de ne pas transformer une promesse d’intégration en preuve de rapprochement.
Que comparer dans le contrat et le coût total ?
Le contrat doit décrire les fonctions, les volumes, les entités et les prestations couvertes. Nous comparons les offres à périmètre identique, plutôt que de juxtaposer des abonnements différents. Distinguez émission, réception, e-reporting, connecteurs, reprise des données et support. Une option payante nécessaire à votre circuit doit apparaître dans le budget avant la décision.
La sortie fait partie de la décision : demandez quels documents, données et statuts vous récupérez, dans quel format et selon quelle procédure. Conservez aussi la règle de changement d’adresse et les responsabilités de migration. Nous recommandons de vérifier l’export avec l’équipe comptable. Un fichier téléchargeable doit rester utile pour retrouver et rapprocher les opérations historiques.
Comment documenter la décision sans classement universel ?
La décision documentée relie chaque critère important à une preuve et à un besoin de l’entreprise. Nous recommandons une grille courte : exigence, réponse de l’éditeur, démonstration, point restant ouvert et décision. Une note globale ne doit pas masquer un blocage sur une source essentielle. La solution retenue doit couvrir le circuit réellement utilisé, pas seulement obtenir le meilleur score sur des fonctionnalités secondaires.
Nous distinguons les fonctions prouvées, les fonctions annoncées et les développements nécessaires. Une réponse commerciale devient une condition écrite lorsqu’elle est déterminante. Si le connecteur dépend d’une évolution future, le planning et le budget doivent l’intégrer. La direction voit ainsi les compromis acceptés et les dépendances, plutôt qu’une promesse de conformité sans détail sur sa mise en œuvre.
Le choix est réévalué si les entités, les sources ou l’activité changent. Une plateforme adaptée à une facturation simple peut demander de nouvelles interfaces après une acquisition ou l’ajout d’un canal de vente. Nous recommandons de conserver la grille et les scénarios de départ. Ils servent à vérifier la continuité du circuit et à préciser le besoin d’intégration supplémentaire, sans recommencer la comparaison à zéro.
Questions fréquentes
Quelle différence entre plateforme agréée et PDP ?
PA est l’appellation actuelle de plateforme agréée ; PDP signifiait plateforme de dématérialisation partenaire. Vérifiez le statut de l’opérateur dans la liste officielle DGFiP. Un logiciel compatible peut s’appuyer sur une PA distincte.
Faut-il changer de logiciel comptable ?
Non, pas systématiquement. Vérifiez d’abord les capacités de votre outil et sa connexion à une PA. Si la source ne peut pas produire les données structurées nécessaires, une intégration ou un changement devient une décision de projet.
L’agrément garantit-il que le connecteur ERP fonctionne ?
Non, le statut réglementaire ne démontre pas le fonctionnement dans votre environnement. Demandez une démonstration des données, des statuts et des exceptions. Conservez un procès-verbal de recette.
Faut-il choisir la plateforme la moins chère ?
Le coût total se compare après la couverture des flux, les interfaces et le support. Une option ou un développement nécessaire peut modifier l’écart apparent. Comparez les offres sur les mêmes entités, sources et tests.
Pennylane est-il une plateforme agréée ?
Oui, Pennylane figure dans la liste DGFiP consultée le 6 octobre 2026, parmi les opérateurs ayant satisfait aux conditions et aux tests d’interopérabilité. Vérifiez ce statut au moment de votre choix. Testez ensuite votre propre circuit.
Qui désigne la plateforme et valide la TVA ?
La direction désigne la plateforme et signe son contrat. L’expert-comptable qualifie les cas fiscaux ; l’éditeur assure plateforme et support. Nous coordonnons les flux, les tests et la procédure dans notre périmètre.
